Quand tout s’effondre… et que la justice répare

La présomption d’innocence existe aussi pour les assistants familiaux

La vérité finit toujours par triompher : le combat de deux assistants familiaux injustement accusés

Je vous partage le témoignage de deux collègues qui ont traversé une épreuve particulièrement difficile et qui se sont battus avec courage jusqu’à ce que la justice reconnaisse leur innocence.

Je peux vous proposer une version corrigée, plus fluide et plus percutante, tout en conservant le fond et l’émotion de ce témoignage.

Victoire : la vérité finit toujours par triompher !

Chères et chers collègues,

Aujourd’hui, c’est avec une immense émotion et des larmes de soulagement que je prends la plume pour partager notre histoire avec vous. Une histoire douloureuse, mais qui se termine par une victoire que je souhaite transmettre à toutes celles et ceux qui traversent des épreuves similaires.

Il y a trois ans, notre vie a basculé du jour au lendemain. Nous avons été suspendus de nos fonctions et les enfants que nous accueillions nous ont été retirés brutalement. Ce fut un déchirement absolu.

Nous avons été accablés d’accusations aussi nombreuses que diverses, mais toutes se sont révélées infondées. Nous avons dû affronter des rapports exclusivement à charge rédigés par des éducatrices et leur chef de service. Plus douloureux encore, certaines collègues n’ont pas hésité à recourir à la diffamation, à la calomnie et au mensonge, déformant la réalité jusqu’à la retourner contre nous.

L’horreur a atteint son paroxysme lorsque nous avons compris sur quoi reposaient les décisions de ceux qui étaient chargés de juger notre situation. Au lieu de nous entendre et d’examiner les faits contradictoirement, certains se sont appuyés sur des rumeurs et des préjugés d’une violence inouïe. Nous avons ainsi entendu des propos tels que : « Avec tout ce qui se dit sur eux, il y a forcément une part de vérité », ou encore : « Nous suivons les recommandations du directeur de l’Enfance et de la Famille. » Plus choquant encore : « Cela fait des années que je côtoie mon voisin sans savoir qu’il était pédophile. »

Certains membres de la commission, pourtant censés garantir une procédure impartiale, appartenaient à la même association qui nous accusait. Notre retrait d’agrément a ainsi été prononcé, entraînant immédiatement notre licenciement.

Pour couronner ce déni de nos droits, nous n’avons découvert le détail de certaines accusations que deux ans et demi plus tard, à la lecture du mémoire en défense du Conseil départemental devant le tribunal administratif.

Ces trois années de combat et d’incertitude ont été d’une extrême violence. Ce traumatisme m’a conduite à une mise en invalidité. Notre petit garçon a lui aussi profondément souffert et a dû bénéficier d’un suivi psychothérapeutique.

Mais nous n’avons jamais renoncé.

Aujourd’hui, la justice administrative nous a entièrement donné raison.

Le tribunal administratif a annulé le retrait de nos agréments d’assistants familiaux.

Il a également annulé notre licenciement.

Enfin, le Conseil départemental a été condamné pour avoir méconnu nos droits, les juges ayant constaté qu’aucune faute réelle n’était établie à notre encontre.

Cette victoire est le fruit de notre détermination, mais nous ne l’avons pas remportée seuls.

Nous adressons un immense merci à la FNAF pour son soutien constant tout au long de cette épreuve.

Nous remercions également chaleureusement notre première avocate, dont le travail remarquable a permis d’obtenir cette décision et de rétablir la vérité.

Pour la suite de la procédure, notamment la réparation des préjudices que nous avons subis, nous avons confié notre dossier à Maître Cacciapaglia, que nous aurions sollicitée dès le départ si nous avions connu son existence.

À toutes celles et ceux qui se sentent aujourd’hui démunis face à l’injustice administrative, à l’acharnement de certains services, aux rivalités professionnelles, aux commissions qui ne remplissent pas pleinement leur rôle ou aux rumeurs qui détruisent des réputations, nous voulons adresser ce message : ne baissez jamais les bras.

Battez-vous jusqu’au bout.

Pendant cette épreuve, j’ai même choisi de préparer une VAE d’éducatrice spécialisée, que j’ai obtenue avec succès, afin de mieux comprendre le fonctionnement des institutions et les pratiques professionnelles.

Nous sommes des professionnels engagés auprès d’enfants profondément blessés par la vie. Chaque jour, nous les aidons à se reconstruire malgré les difficultés, parfois contre vents et marées. C’est un métier exigeant, souvent éprouvant, mais chaque enfant qui retrouve confiance aujourd’hui représente un adulte et une famille plus solides demain.

La vérité met parfois du temps à émerger.

Mais lorsqu’elle repose sur les faits, la justice peut finir par la reconnaître.

Avec toute notre amitié.